PHARMACIE DU CHATEAU
32 RUE DES HALLES
16110 LA ROCHEFOUCAULD
Tél : 05 45 62 02 04
Fax : 05 45 62 14 45
 
    

Acné : quels traitements ?

Thèmes Santé -> Médication familiale
publié le 20/07/2005
L'acné, dont la forme la plus fréquente est l'acné juvénile, atteint environ 80% des adolescents et guérit spontanément vers l'âge de 19 ans dans 90% des cas, sans laisser de cicatrices.
Cette affection est due à des désordres hormonaux : à la puberté, la sécrétion sébacée, qui dépend des androgènes (hormones sexuelles mâles) et des oestrogènes (hormones sexuelles femelles) produites par la glande surrénale et le testicule ou l'ovaire, augmente de façon importante.



Le sébum (substance grasse sécrétée par les glandes sébacées de la peau) s'accumule, et on observe également une hyperkératose (hypersécrétion de kératine) et une prolifération bactérienne. Il se produit alors une inflammation des follicules pilosébacés, occasionnant la formation de comédons ouverts (points noirs) ou fermés (microkystes), de papules, de pustules (points blancs), voire de nodules (grosseurs).
L'acné survient essentiellement dans les zones de forte concentration en glandes sébacées, surtout sur le visage, le cou, la poitrine et le dos.


Quand consulter ?

Dès l'apparition de l'acné, il est recommandé de demander l'avis d'un médecin. Plus il y aura de boutons, plus le traitement sera difficile et long. Par ailleurs, il faut savoir que plus l'acné apparaît tôt, surtout s'il existe une notion d'acné chez le père, la mère ou les frères et sœurs, plus elle risque d'être difficile à prendre en charge.


Traitements : quelles promesses ?

Il existe aujourd'hui de très nombreux traitements, administrés soit par voie locale, soit par voie orale. Votre médecin trouvera, après un temps plus ou moins long, celui qui vous convient le mieux. Attention, ils ne permettent pas de guérir définitivement l'acné, mais d'améliorer, voire de faire disparaître les lésions. Et à l'arrêt du traitement, les boutons risquent de revenir. Il faut donc le suivre bien régulièrement et respecter les posologies.


Les traitements locaux

Gel, crème, lotion, pommade, savon, mousse, pain dermatologique, tous sont à appliquer directement sur la peau, qui doit être sèche et propre. Le choix est fonction du type de peau.
Généralement, ces traitements sont indiqués dans les formes mineures à modérées d'acné ou en association avec les traitements oraux.


Les traitements oraux

Indiqués dans les formes modérées à sévères d'acné, ce sont les antibiotiques, le zinc et l'isotrétinoïne.

Les antibiotiques
Ils agissent en détruisant ou en inhibant les bactéries qui participent aux boutons inflammatoires. La durée du traitement est d'au moins trois mois, mais la rechute à l'arrêt est fréquente. Il est alors conseillé de renouveler la cure de trois mois. Un traitement local complémentaire est souvent associé.

Le zinc
Il agit aussi sur les boutons inflammatoires. En l'absence d'amélioration au bout du premier mois, un autre traitement est envisagé.

L'isotrétinoïne
En raison de ses contraintes et de ses effets secondaires, l'isotrétinoïne en comprimé est réservée à l'acné sévère ou aux acnés ayant résisté aux traitement classiques (antibiotiques associés à des traitements locaux).
Cette substance agit sur plusieurs cibles, la principale étant l'inhibition de la sécrétion de sébum par la glande sébacée.
Le traitement est débuté à dose faible et doit être poursuivi généralement sur plus de 6 mois.
Souvent, l'amélioration débute à la fin du premier mois, après une aggravation apparente des boutons au 15e jour.
Là encore, il existe un risque de récidive à l'arrêt du traitement.


Des effets secondaires à connaître

Sécheresse des lèvres, irritation oculaire, saignements de nez, fragilité de la peau, etc.
Ses effets gênants ne doivent pas motiver un arrêt du traitement, car le médecin peut trouver une solution médicamenteuse permettant de supporter ces symptômes : diminution de la dose, gouttes oculaires, stick à lèvres…
Et enfin, mais rarement, l'isotrétinoïne peut agir sur les cellules du foie ou les graisses circulantes, expliquant la nécessité de réaliser quelques prises de sang de surveillance.


Pas de grossesse sous isotrétinoïne !

Ce médicament est rigoureusement contre-indiqué en cas de grossesse. En effet, il peut entraîner des malformations très graves du fœtus, imposant l'avortement.
Ainsi, avant d'initier ce traitement, la loi impose :
  • un test de grossesse datant de moins de trois jours avant le traitement, puis tous les mois ;
  • la mise en place d'une contraception un mois avant le traitement, et à poursuivre minimum un mois après l'arrêt du traitement ;
  • l'information de tous les patients, y compris les garçons (avec signature obligatoire), afin de bien faire comprendre que ce médicament ne doit pas être « passé » à une copine.

    12/07/2005
    Isabelle Eustache

  •  Retour...   Imprimer cette page 
    » Commander

    VOTRE PHARMACIE

    Accueil
    Recherche
    Ajouter aux favoris
    Plan d'accès
    S'inscrire à cette pharmacie
    Flux RSS
    F.A.Q. - Aide

    PROMOTIONS

    Veinotoniques
    Pour le Chat
    Pour le Chien
    Produits pour bébés
    Appareil de diagnostic

    COMMUNIQUER

    Réservations
    Petites annonces
    Messagerie

    INFORMATIONS

    La Pharmacie du Château
    Herboristerie
    site matériel médical

    THèMES SANTé

    Actualités
    Santé
    Médication familiale
    Diététique et santé
    Sécurité alimentaire
    Femme
    Enfant
    Homme
    Psychologie - sexologie
    Environnement

    GUIDES PRATIQUES

    Diététique
    Analyses et examens
    Symptômes et maladies

    MON COMPTE

    Connexion :
    ou

    Mot de passe perdu
    Mentions légales  |  Notice légale  |  Copyright © 2012 - www.pharmattitude.fr  |